dimanche 10 avril 2011

New departure date

Even if you can read on my website: “Départ prévu: 25 Juin 2011,” my departure date across the Atlantic has changed. For those who have wondered, the explanation is simple: 

My boat that was christened to the public had become the star over the last six months. Initially, I never would have estimated the attraction that my project have gained from people around the world. Because of this, the Odyssea’s ground team has grown and the project has evolved rapidly. Even with the team’s growth and constant support, time has become my number one enemy. With time running out, I have realized that I needed to refocus on the actual project itself, and I had to make important decisions to allow the project to better evolve.   

The project is not delayed; it has evolved. I will start rowing this summer to reach the St.Lawrence Gulf. My route will be from Montreal to Quebec to Rivière-du-Loup, Rimouski, Matane, and Gaspé, the well, why not the Magdelan Islands? This route on the river represents also plenty of opportunities for my supporters to come support me and to see the boat in motion.


After all this training, I'll be reasonably ready technically, financially, physically and mentally to face the North Atlantic alone in my little nutshell in 2012. 

That's why you'll soon see swapped the "1" to a "2" on my departure date on the Atlantic.

In my values ​​of environmental protection, this concept sticks to wonder: water fills streams and rivers then flows toward the river, through the St. Lawrence to the Gulf, by which the water reaches the sea. Through the water, we are all closely related to the ocean. This ocean, which seems so distant and unattainable, will maybe seem closer to some riparian and even people from Montreal. What more concrete than start from Montreal Island, from my place, by yours, to row to the old continents? Perhaps the trip this summer will bring more attention to the water of St. Lawrence River and Gulf, which is the heart of our environmental concerns.

Nouvelle date de départ


Même si vous pouvez toujours lire sur mon site : « Départ prévu : 25 juin 2011 » la date de mon départ sur l’Atlantique a changé. Voilà pourquoi : 

Mon bateau a été présenté au public et a joué les vedettes depuis les six derniers mois. Au départ, j’avais probablement même sous-estimé son pouvoir d’attraction et j’étais bien loin d’imaginer que mon projet susciterait autant d’adhésion. Depuis, l’équipe au sol d’Odycéan a grandi et le projet a évolué adroitement. Malgré sa croissance rapide et le support inestimable de l’équipe, le manque de temps se faisait l’ennemi numéro un du projet. Devant cet obstacle j’ai du négocier certains paramètres du projet pour lui permettre de mieux évoluer. 

Donc le projet n’est pas retardé : il grandit. Je commence toujours à ramer cet été, cependant ce sera pour rejoindre le golfe du Saint-Laurent. 

Je ramerai donc de Montréal à Québec, jusqu’à Rivière du Loup, Rimouski, Matane et Gaspé et pourquoi pas jusqu’aux Îles-de-la-Madeleine? Cette panoplie d'activités sur le fleuve représente aussi une foule d’occasions pour mes supporteurs de venir m'appuyer et de voir le bateau à l’action. Après tout cet entrainement, je serai raisonnablement prête techniquement, financièrement, physiquement et mentalement pour affronter l’Atlantique nord seule dans mon petit esquif l’année suivante. 

Voilà pourquoi vous verrez bientôt troqué le « 1 » pour un « 2 » à l’année de mon départ sur l’Atlantique.

Dans mes valeurs de protection de l’environnement, cette conception colle à merveille : l’eau des ruisseaux emplit les rivières et coule ensuite vers le fleuve, du Saint-Laurent au golfe, l’eau cherche l’océan. Par l’eau, nous sommes tous étroitement reliés à l’océan. Cet océan, qui nous semble si inaccessible et éloigné, paraîtra peut-être plus proche pour certains. Quoi de plus concret que de passer par chez nous, chez vous, pour aller jusqu’aux anciens continents? Peut-être le voyage de cet été saura mieux placer l’eau du fleuve et du golfe du Saint-Laurent au cœur de nos préoccupations environnementales. 

J’attends vos commentaires…

vendredi 4 mars 2011

Merci à Formation nautique Québec


COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE


MYLÈNE PAQUETTE PARTICIPE À LA CONFÉRENCE D’OUVERTURE DE LA 4E ÉDITION DU SÉMINAIRE NAUTIQUE DE QUÉBEC

Québec, le 4 mars 2011 – La rameuse océanique Mylène Paquette est au Campus du Cégep de Limoilou pour toute la durée de la 4e édition du Séminaire nautique de Québec du 4 au 6 mars 2010. Le Séminaire ouvre ses portes, aujourd’hui à 16 heures, avec une conférence de Mylène qui présente le projet Odycéan.

« Odycéan, c’est la traversée de l’Atlantique Nord à la rame en solitaire du Québec jusqu’aux côtes françaises. Mais c’est aussi l’occasion pour moi, grâce à la visibilité de cette expérience, de partager mes préoccupations sur la nécessité de protéger les océans », explique Mylène dont le projet gagne chaque jour en popularité. « Je ne m’attendais pas à toucher autant de personnes! Au début de cette entreprise j’étais toute seule mais aujourd’hui, j’ai le soutien d’une équipe au sol et de milliers de gens suivent la progression de ma préparation… C’est réellement un projet rassembleur! », ajoute-t-elle.

Mylène compte déjà une traversée de l’Atlantique à la rame en équipe à son actif. Elle ne manquera pas de partager cette expérience avec le public lors des conférences prévues au programme du Séminaire, www.formationnautiquequebec.com.

« Je tiens à remercier Formation nautique Québec, mon partenaire de la première heure, pour me donner l’occasion de faire découvrir Odycéan au public et de partager avec lui mon sport et ma passion », conclut Mylène.

Mylène Paquette

Mylène Paquette est la première Québécoise à avoir traversé l’Atlantique à la rame. Elle se prépare actuellement à renouveler cet exploit en solitaire sur l’Atlantique Nord, ce qui sera une première pour le continent américain.

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SOURCE : Virginie Michel, Cardinal Communication
Bureau : 514 868-0172 / cell : 514 922 2315
virginie@cardinalcommunication.com
www.mylenepaquette.com


jeudi 27 janvier 2011

Mylène est au salon du bateau de Montréal



COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE


LA PREMIÈRE CANADIENNE À TRAVERSER L’ATLANTIQUE NORD À LA RAME, EN SOLO, VOUS ACCUEILLE AU SALON DU BATEAU DE MONTRÉAL

Montréal, le 27 janvier 2011 – La rameuse d’océan Mylène Paquette compte parmi les exposants et les conférenciers du salon du bateau et des sports nautiques de Montréal 2011 qui se tient à la place Bonaventure du 27 au 31 janvier. C’est l’occasion pour le grand public et les médias de rencontrer l’aventurière et de mieux connaître le projet Odycéan : une traversée de l’Atlantique Nord à la rame, en solitaire, afin de sensibiliser le public aux impacts de l’activité humaine sur les océans. Cette traversée est une première du genre pour le continent américain et le départ est prévu au mois de juin.

De forts vents, une température froide et des vagues pouvant atteindre 12 mètres seront le lot quotidien de Mylène qui, durant une centaine de jours, parcourra les 2 700 milles nautiques qui séparent la France du Québec. « C’est ça la rame océanique! C’est un sport encore très peu connu au Québec, c’est pour cela que le défi semble hors norme. Il l’est, bien sûr, cependant comme dans la plupart des sports extrêmes, tous les risques sont minutieusement calculés » déclare-t-elle.

Mylène compte déjà une traversée de l’Atlantique en équipe à son actif. Elle ne manquera pas de partager cette expérience avec le public lors des conférences prévues au programme du salon (http://www.salondubateau.com/conference.php) ou aux abords du stand 379, où vous la trouverez certainement juchée sur son embarcation!

D’ailleurs, c’est sur son bateau à rame océanique, et à son niveau, que Mylène se propose d’être le témoin d’un océan en changement, malade, subissant les répercussions de l’activité humaine sans cesse grandissante. Sensibiliser à la protection des écosystèmes marins et mieux faire connaître l’océan est ce qui l’anime au quotidien. « Parce qu’on a tendance à négliger ce qu’on ne voit pas, je veux parler de l’océan et inciter les gens à mieux le connaître pour mieux le défendre et le protéger. »

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SOURCE :
Virginie Michel, Cardinal Communication
Bureau : 514 868-0172 / cell : 514 922 2315
virginie@cardinalcommunication.com
www.mylenepaquette.com

mercredi 26 janvier 2011



AVIS AUX MÉDIAS
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

MYLÈNE PAQUETTE PRÉSENTE LE PROJET ODYCÉAN AU SALON DU BATEAU DE MONTRÉAL

Montréal, le 26 décembre 2010 – La rameuse d’océan Mylène Paquette comptera parmi les exposants et les conférenciers du Salon du bateau et des sports nautiques de Montréal 2011. . C’est l’occasion pour le grand public et les médias de rencontrer l’aventurière et de mieux connaître le projet Odycéan : une traversée de l’Atlantique Nord à la rame, en solitaire, afin de sensibiliser le public aux impacts de l’activité humaine sur les océans. Cette traversée est une première du genre pour le continent américain et le départ est prévu au mois de juin.

Date :
Du 27 au 31 janvier 2010

Heures d’ouverture :
Jeudi et vendredi: 12h00 à 21h00
Samedi: 10h00 à 20h00
Dimanche: 10h00 à 18h00
Lundi: 12h00 à 17h00

Conférences :
Jeudi 27 janvier à 14h00
Vendredi 28 janvier à 17h00
Samedi 29 janvier à 18h30
Dimanche 30 janvier à 15h30

Lieu :
Place Bonaventure
800 De La Gauchetière Ouest, Montréal

-30-


SOURCE :
Virginie Michel, Cardinal Communication
Bureau : 514 868-0172 / cell : 514 922 2315

 

mercredi 15 décembre 2010

Mon ami avait bien raison: "il te faut faire suivre tes lecteurs sur ton blogue sur Ulule". Bon bon... d'accord alors voilà mon nouveau blogue http://fr.ulule.com/north-atlantic-row/news/paris-montreal-311/

Mais je suis certaine que les internautes qui m'ont suivi sur mon Blogger l'ont aussi fait sur Facebook, donc ils sont déjà au courant de mes futurs projets. Je reprendrai la plume de mon petit bateau et dès que mon projet sur Ulule prendra fin pour revenir sur Blogger.

C'est un rdv.

Mylène xx

mardi 23 mars 2010

Je reviens à Montréal

Je sais qu’il a fait très beau à Montréal la semaine dernière mais depuis mon arrivée, c’est plutôt londonien comme climat! Ca me fait sentir un peu plus proche de mes frères malgré l'Atlantique entres nous.

Je suis vraiment triste. Je savais que ca pouvais arriver. Je me sens seule.

C’est étrange que la vie soit si facile ici, j’ai des ustensiles pour manger, un téléphone à fil, internet haute vitesse et des cannes de bouffe dans le garde manger. Personne ne se soucie de l’espace et du poids qu’elles occupent sur ma tablette dans l’armoire, ici c’est complètement dérisoire. La vie sur terre ne sera plus jamais la même pour moi, le sel me manque énormément.

Je lance des appels chez des amis, j’ai quelques retours, je manque de temps. Peu m’appellent, je comprends que mes amies croient que j’ai des appels par milliers. La vie a continué de rouler ici comme si je n’avais jamais quitté. J’ai de la difficulté à savoir si l’hiver s’en vient ou s’en va, si le printemps arrivera.

Je suis bien contente pour toutes les entrevues et conférences qui s’en viennent même si je n’ai pas deux minutes à moi. J’ai parfois le tournis à penser combien les vagues étaient belles et combien la vie était simple sur l’eau. J’ai plus de travail qu’avant mon départ et je manque définitivement d’activité physique. Quand j’entends ‘’Athlète’’ j’ai le gout de tout de suite corriger! Croyez moi, je suis plus ‘’racquée’’ ici à ne rien faire qu’après quelques 120 heures de rame en 10 jours!!! Je vous jure tout est dans la tête. Je veux aller m’enfermer dans un gym ce soir très tard, juste pour aller réveiller tous ces muscles endormis depuis deux semaines et enfin tester mon genou droit. Aller mesurer encore une fois la petite fille qui se cache en moi.

Aujourd’hui, j’attends un appel, TVA en direct.com, 3 heures toute seule pour Québec et hop… mon esprit va enfin s’évader comme à mon poste de nage! J’ai hâte de rouler ma vieille bagnole en pensant à ma grande Sara G.

samedi 20 mars 2010

Terre ferme

Enfin remise de mes émotions une fois sur terre, la procrastination a emporté sur mon devoir de vous faire connaitre le reste de mon épopée!

J'ai, oh combien, pensé à vous, supporters et amis, gens de partout et d'ici, ceux venus à ma rencontre sur les rives de la Barbade et ceux m’encourageant du confort de leurs foyers, je vous dois bien quelques explications!!!

L'arrivée: Après avoir ramé les 2 heures les plus difficiles de toute la traversée, à quelques heures de toucher le sol, tout de suite après avoir accordé mon entrevue au Journal de Montréal, je suis tombée raide morte sur ma couchette. La toute dernière dose de Tramadol a aidé mon esprit à rejoindre les bras de Morphée. Ayant été blessée durant les deux semaines précédentes au genou droit, j'ai du faire un choix en catastrophe le matin du 10 mars: prendre ou ne pas prendre la petite pilule blanche qui m'avait déjà tant donné des comportements étranges mais combien de soulagement? En voyant mon genou presque doubler en superficie ce matin là j'ai tôt fait d'avaler la responsable de ce sommeil de fin de course. Durant que Pedro ramait près de 3 heures d'affilée pour me libérer la tâche; j'ai dormi.

À peine 10 minutes avant de toucher sol, mon skipper se battait pour me réveiller et me prier d'aller aux avirons! À peine assise à mon poste de nage, j'entendais déjà le cri de mes ‘’belles-sœurs’’ anglaises et irlandaises au Port!!!

Tout un mélange d’émotions. Dans ma tête, je ne comprenais pas très bien pourquoi j'avais dormi! Sans remords, puisque je ne sentais plus mon genou enfin, j’ai ramé les derniers coups de rames qui nous ont permis de toucher le quai. Je tentais de comprendre comment placer mes rames dans l’eau pour « déramer » et enfin toucher sol… j’étais confuse. Je me suis retrouvée dans un tourbillon de voix, de cris de joie et de visages heureux. En quelques secondes, mes frères ont quitté notre Sara pour se retrouver dans les bras de leurs douces moitiés. Je me suis retrouvée à m’inquiéter pour Sara, basculée de toute part que mon meilleur ami Denis, m’attendant sur le quai, a tôt fait de stabiliser pour me donner la chance d’embrasser ma grande amie Jen. Ma mère a suivi. Gros câlins au menu. Je cherchais mon père dans la foule.
Aussitôt sur le quai, on me demande mon passeport. Ahww!!! Je retourne dans ma cabine et prend soin de prendre mes drapeaux Québécois et Canadien. Je me retrouve dans un état d’esprit difficile à expliquer. Déchirée de laisser ma Sara mais tellement heureuse de retrouver mes amis et ma famille. Maman me tend un téléphone, dans le combiné ma sœur me dit : « On te voit sur les webcams !!! » après une brève conversation dont je n’ai pas saisi tous les mots, je vois mon papa qui m’attend patiemment. Mon amie Pauline m’embrasse probablement rapidement, j’en ai un vague souvenir. Je suis tellement heureuse de la voir parmi nous puisque son voyage n’étais peut-être plus possible quelques jours plus tôt. Je suis aux anges. Mon amie Sophie, avec qui j’ai appris à ramer il y a à peine 16 mois me serre doucement dans ses bras, elle me présente son cousin Jean-Luc, ils sont venus passer une semaine ici pour voir mon arrivée. Mon Denis me tend enfin une bière que je saisi sans hésitation! Un journaliste me pose des questions dans un anglais barbadien qui sonne tout nouveau pour moi. On me demande qu’est ce que ca fait d’avoir été la seule fille à bord, je m’aperçois que je m’exprime clairement en anglais, drôle de constatation devant les caméras! Une entrevue d’équipe suit. Je vois alors mes frères comme je ne les avais jamais vu rire autant, ca leur va bien!
On me demande comment je veux la cuisson de ma viande… une table nous attend avec 6 couverts. On attend Matt qui se trouve avec les douaniers. Après quelques jours, on apprendra que la responsable de la marina a eu les larmes aux yeux en voyant le respect que nous avons porté à notre capitaine en l’attendant. Un immense cheese-burger frites se trouve dans l’assiette, un verre d’eau et des glaçons, une bière et … des ustensiles!!! Wow des ustensilles que j’observe de près après quoi je mange le tout avec mes doigts!!! Un toast et un discours du capitaine. Je suis la deuxième à parler puisqu’on demande à la fille de l’équipe de partager son expérience. Mes frères suivront de leurs discours respectifs.
Je me retrouve enfin dans les bras de papa, première discussion. Mon papa me dit; « J’ai la chienne » je ne comprends pas et je le rassure en lui disant que j’ai été prudente, que je me suis redu sur la terre ferme et que je ne cours plus aucun danger. Il me répond qu’il a peur que j’y retourne seule!
Mon papa sait! Mon papa a tout deviné, je ne peux rien lui cacher.
Mon grand rêve a moi, c’est une solo, je suis venue ici pour apprendre et pour tester ma personne sur cette grande étendue d’eau, je suis venue guérir ma peur de l’eau, plonger toute seule dans l’océan, ramer des heures durant pour me demander une fois à terre une question toute simple : J’y vais, j’y vais pas? Pour être honnête avec vous; jamais je n’aurais cru que je trouverais ca si facile, je croyais en effet que l’aventure humaine serait mon défi de tous les instants et c’est ce qui s’est produit. L’aventure physique a été beaucoup plus facile que je ne l’aurais cru, mon corps a reçu quelques coups, bien sur, la fatigue et le stress ont été très mobilisant. C’est de loin, le coté social de l’aventure qui a été la source de mes difficultés. Vivre en groupe m’a beaucoup appris.
Aujourd’hui je monte dans un avion mais c’est à la rame que j’aimerais rentrer. Je regarde le calendrier et je compte les possibilités… dans 14 ou 26 mois?
Tout est à faire. Le courage commence ici ou je suis seule à la Barbade pour prendre ma décision. Deux jours m’ont été nécessaire à réfléchir les 14 prochains mois de ma vie. Je regarde l’horizon, je me demande quelles découvertes je peux aller faire sur cette petite ligne bleue foncée qui brise le ciel bleu pale. Je dois me décider ici et maintenant. Je me sens tout comme juste avant de plonger dans le grand bleu toute seule. Je me sens exactement comme le jour où j’avais reçu un prospectus de course par courriel d’un certain Peter Willliams. J’avais lu cet important document en saisissant seulement 1 phrase sur 4 à cause de mes grandes lacunes en anglais. Tout ce que j’avais compris c’était 2 heures de rame et 2 heures de repos durant plus de 40 jours. J’étais consciente que je m’embarquais dans quelque dont je ne connaissais pas tous les aspects, de prime abord la langue. J’avais gribouillé tous les mots sur le papier, traduis l’ensemble sur internet et surligné les expressions en jaune, les questions en rose… Mon amie Marie-Josée avait été d’une patience exemplaire pour me donner le sens de la majorité du texte. Je me rappelle avoir signé le papier sans même connaitre le taux de change entre la livre sterling et le dollar canadien. Le document disait 15,000 livres sterling et je m’en foutais éperdument! Maintenant c’est pareil. Personne ne peut me dire avec exactitude combien va me couter mon aventure solo; mon embarcation, mes assurances, mes billets d’avions, les réparations, mon éolienne, ma ligne de vie et mon canot de survie… et 5 ipods! Tout ce qui est pertinent pour l’instant c’est de garder le focus sur mon rêve et me demander si je donne rendez-vous à l’Atlantique que j’ai tant aimé.
Je ne peux m’empêcher de répéter encore dans ma tête la même phrase inlassablement si souvent entre mes oreilles durant ma traversée : « Je vais y arriver! »
Si je fais tout dans le bon ordre je peux être certaine d’arriver à bon port et prier l’océan me laisser passer gentiment.
À bientôt Montréal et à bientôt l’océan…