À mes avirons, je fatigue parfois mais je persiste à croire que chaque effort sera récompensé. À la toute fin de mon tout premier quart de rame, j’aperçois a bâbord un aileron fendre l’eau, et deux … et trois. Des dauphins venus nous souhaiter la bienvenue telle des agents de la douane à leurs affaires! Le souffle coupé, je suis ravie. Depuis, trois visites de dauphins, une tortue de mer et des milliers de plantons phosphorescents viennent faire compétition au ciel étoilé. La grande ourse se dresse devant nous et des constellations par milliers tapissent le ciel.
Je suis plus ou moins fatiguée, même après 12 ou 14 heures de rame… je ne sais plus! Ici tout devient relatif, je suis fatiguée à la fin de mon quart de rame. Le sommeil arrive rapidement. J’ai quelques ampoules aux mains, rien de surprenant puisque je touche le bonheur du bout des doigts!
Mylène xxx
mercredi 13 janvier 2010
lundi 11 janvier 2010
Faux départ
J’avais du sel partout sur moi, l’eau venait remplir mon poste de nage sporadiquement avant de retrouver la mer, de grandes vagues venaient se rompre sur la coque, j’étais aux anges malgré notre progression difficile. Jusqu’a ce que je perçoive l’inquiétude dans le visage de mes coéquipiers, tout allait bien… je savais le départ comme un défi immense vu notre position et la météo peu clémente de ce mois de janvier. Subir un 2e remorquage en deux jours; j’ai détesté.
Ramer pour aller quelque part; j’adore mais ramer pour ne pas échouer sur la plage en catastrophe, c’est autre chose.
Voilà le synopsis; on baisse l’éolienne qui nous empêche de corriger notre cap vu le vent violent qui se lève, se faisant on perd un poste de nage. On demande a Pedro de ramer à ma place question de « power », mon met mon français à la rescousse au VHF sur la quelle on retrouve Gendarmerie, Monsieur Thierry de la marina à sa table à carte donne notre future position … sur la plage, Samir qui est à notre recherche. On apprend sur la VHF que rien ne sert de donner notre position à la garde côtière … elle n’a pas de GPS! Ma question: est-ce que je traduis tout ce que j’entends l à, parce que ca coupe le souffle! On attend impatiemment notre remorque qui frappe de plein fouet notre esquif à sa première tentative de rapprochement. L’horreur à 2,3 miles de la côte.
Sara G va bien rassurez-vous, l’inspection dit qu’elle est tenace! Pour ma part, je crois que le bateau de la gendarmerie se méritait un uppercut, on ne fait pas attendre belle australienne aussi longtemps!
J’ai mis quelques jours à réfléchir, est-ce que je vous détaillerais la vérité ou pas? La voilà donc, toute simple, loin de vous rassurer, elle est pure et elle est comme l’eau salée; difficile à avaler. Soyez confiants, les douanes ne nous feront plus attendre nos passeports des heures durant ce qui a eu pour effet de retarder notre départ et nous faire dire adieu a de précieux miles sans vent en début de journée. Samir, directeur de la marina, sera notre escorte, nous attendrons les vents favorables et tout doucement nous ferons progression entre les Canaries et l’Afrique pour rejoindre Cap Verde.
Je vous répète que nous serons bien parés à tout type de météo en haute mer, on n’en demande pas tant; 50 miles de beau temps, vents favorable et bonnes conditions.
50 miles.
50.
Après quoi nos regards se tournerons vers d’autres objectifs; se dépasser tous les jours et rejoindre Bridgetown.
Désolée maman.
Je vous aime.
Ramer pour aller quelque part; j’adore mais ramer pour ne pas échouer sur la plage en catastrophe, c’est autre chose.
Voilà le synopsis; on baisse l’éolienne qui nous empêche de corriger notre cap vu le vent violent qui se lève, se faisant on perd un poste de nage. On demande a Pedro de ramer à ma place question de « power », mon met mon français à la rescousse au VHF sur la quelle on retrouve Gendarmerie, Monsieur Thierry de la marina à sa table à carte donne notre future position … sur la plage, Samir qui est à notre recherche. On apprend sur la VHF que rien ne sert de donner notre position à la garde côtière … elle n’a pas de GPS! Ma question: est-ce que je traduis tout ce que j’entends l à, parce que ca coupe le souffle! On attend impatiemment notre remorque qui frappe de plein fouet notre esquif à sa première tentative de rapprochement. L’horreur à 2,3 miles de la côte.
Sara G va bien rassurez-vous, l’inspection dit qu’elle est tenace! Pour ma part, je crois que le bateau de la gendarmerie se méritait un uppercut, on ne fait pas attendre belle australienne aussi longtemps!
J’ai mis quelques jours à réfléchir, est-ce que je vous détaillerais la vérité ou pas? La voilà donc, toute simple, loin de vous rassurer, elle est pure et elle est comme l’eau salée; difficile à avaler. Soyez confiants, les douanes ne nous feront plus attendre nos passeports des heures durant ce qui a eu pour effet de retarder notre départ et nous faire dire adieu a de précieux miles sans vent en début de journée. Samir, directeur de la marina, sera notre escorte, nous attendrons les vents favorables et tout doucement nous ferons progression entre les Canaries et l’Afrique pour rejoindre Cap Verde.
Je vous répète que nous serons bien parés à tout type de météo en haute mer, on n’en demande pas tant; 50 miles de beau temps, vents favorable et bonnes conditions.
50 miles.
50.
Après quoi nos regards se tournerons vers d’autres objectifs; se dépasser tous les jours et rejoindre Bridgetown.
Désolée maman.
Je vous aime.
jeudi 7 janvier 2010
Dernière entrée marocaine
Au moment vous lirez ces lignes, ma vie aura bien changée. Je ferai UNE avec mon équipage et Sara G. J’oublierai, pour l’espace de mon aventure, le confort, la terre ferme et tout ce qu’elle offre de rassurant, la nourriture fraîche et l’intimité. Depuis mon poste de nage, sourire aux lèvres, je serai de ceux qui de ce monde qui ont tout donné pour se réaliser et inspirer les autres. Je suis dans mon rêve, ici déjà!
Dans ma tête tout se bouscule, j’ai le vertige, des papillons dans l’estomac et des frissons jusqu’aux orteils. J’ai mal aux joues tellement je souris, je suis un moment enthousiaste et un moment angoissée, j’ai des fourmis partout, j ‘ai besoin de bouger au plus vite…
Les gars éclatent de rire au salon, l’aventure m’appelle, que c’est le temps d’y aller.
Mylène xxx
Dans ma tête tout se bouscule, j’ai le vertige, des papillons dans l’estomac et des frissons jusqu’aux orteils. J’ai mal aux joues tellement je souris, je suis un moment enthousiaste et un moment angoissée, j’ai des fourmis partout, j ‘ai besoin de bouger au plus vite…
Les gars éclatent de rire au salon, l’aventure m’appelle, que c’est le temps d’y aller.
Mylène xxx
lundi 4 janvier 2010
Morocco
Le Maroc est un très beau pays, combien lent mais accueillant. Ce qui prend moins de 30 minutes en Amérique prend en moyenne 4 jours ici. Je vous épargne donc tous les détails s’échelonnant su les 4 jours qui ont été nessesaire pour mettre Sara G dans l’eau mais je peux vous dire que je ne croyais pas y arriver. Mon français est venu à la rescousse de nombreuses fois. Nous avons pu compter sur l’appui deux personnes merveilleuses; Moulay de la compagnie transitaire de Sara G ainsi que sur l’aide de Zaid, directeur de la marina Port de Plaisance a Agadir.
Après plusieurs jours de travail sur le bateau, Matt, Pete et moi avons pu accueillir le reste de l’équipage samedi soir après quoi on a fête notre première soirée en équipe.
Toute l’équipe est enfin réunie depuis le 2 janvier. On a vraiment un bel esprit d’équipe et notre sens du partage dépasse mes attentes. Pour vous donner un exemple; chaque fois que l’on dit le mot « Mine » on doit faire 10 push-up pour s’en excuser!!! C’est un jeu tellement d’appoint et vraiment a la mesure de notre défi. (Pas question pour moi de faire des push-up de fille même si les mecs ont insisté pour m’alléger la tache la première fois)
Mon anglais fait des progrès inquiétants, j’en perds mon français, je commence à penser en anglais et c’est très étrange depuis quelques jours dans ma tête!!!
On prévoit partir autour de mercredi le 6 janvier, j’ai des papillons dans l’estomac.
Je mettrai mon blog à jour avec un paragraphe avec l’aide de mon amie Melissa!
Je vous embrasse tous.
Myleeeen! Comme disent les anglais!
samedi 26 décembre 2009
Mylène sur la plage de départ!
Ça y est. C'est confirmé de vive voix à sa mère: elle est maintenant à Agadir (Maroc). D'un côté le Sahara, de l'autre, l'Atlantique et 5000 km jusqu'à destination. Évidemment elle choisira l'Atlantique à moins de trouver les tours de chameaux plus emballants, ce dont je doute (pas assez de défi).
Elle est avec leur capitaine Matt et les quatre autres rameurs arriveront dans les jours à venir. Demain, dimanche (27) ils recoivent leur bateau par container. Le grand départ est prévu pour le 4 janvier.
Merci Mimi de m'avoir prêter ta plume!!! Mon rôle s'arrête ici. C'est sa bonne copine Mélissa Pichette qui prend la relève ici pour la suite.
Luc Bernuy.
Elle est avec leur capitaine Matt et les quatre autres rameurs arriveront dans les jours à venir. Demain, dimanche (27) ils recoivent leur bateau par container. Le grand départ est prévu pour le 4 janvier.
Merci Mimi de m'avoir prêter ta plume!!! Mon rôle s'arrête ici. C'est sa bonne copine Mélissa Pichette qui prend la relève ici pour la suite.
Luc Bernuy.
vendredi 25 décembre 2009
Mylène est en route!
En temps réél, Mylène vient de dépasser Terre-Neuve, à 35 000 pieds, en route vers Londres d'où elle redécollera demain à 14h50 (9h50 H de Mtl) pour Agadir (Maroc). Son bateau l'y rejoindra dimanche, par container...
On s'en doute bien, les derniers jours ont été bien chargés. Après avoir passé la soirée avec ses amies mercredi soir et se coucher tard (4h00AM), la journée d'hier lui a paru sûrement longue. Mais j'ai eu l'incroyable chance d'être invité à son réveillon de Noel, avec sa famille, chez sa soeur. Je me sentais bien choyé de pouvoir asister en direct, à autant d'amour dans une superbe famille. Je pense que c'était pour elle le plus beau cadeau: sentir tout cet amour autour d'elle. Il y avait là plusieurs générations de cousins, cousines, parents, tantes et oncles sans oublier son petit neveu Loic (4ans)... Et pour moi, qui ne la connait que depuis 22 jours, ce fut un cours accéléré de ''Qui est Mylène?'' en parlant à ses proches dont sa mère longuement. Mylène ne peut être autrement que le reflet d'une famille de gens d'aventure, qui se dépassent, qui ont une simplicité authentique comme on en voit rarement.
Et en bonus, comme si cela n'était pas assez: la majorité de ces gens présents viennent du monde la voile! Alors la mer, la navigation, les cartes marines, la météorologie marine, les vitesses sur l'eau, la notion d'imprévue... tout cela n'a rien d'étranger pour tout ce beau monde. Ils savent et mesurent bien dans quoi leur Mimi d'amour s'embarque (quel jeu de mots!).
Un échange de cadeaux où chacun devait apporter un item qui est inutile à la maison. Ce qui rendait le tout interessant, c'est qu'on pouvait voler les cadeaux. C'est drôle, la bouteile de vin passait allégrement d'une main à l'autre alors que d'autres cadeaux restaient dans les mains de leur nouveau propriétaire... Mais cette dernière activité de la soirée a eu raison de notre voyageuse. À la fin (minuit) elle ne pouvait plus se tenir la tête et est allée roupiller sur un lit, le temps que la fête se termine. On la comprend! Après les derniers jours passés sur la corde raide, ne dormant que 5 ou 6 heures par nuit...
Ce matin (Noel!), rendez-vous à l'aéroport, après une bonne nuit de sommeil chez ses parents. Dernière rencontre familiale - plus intime cependant. Sa soeur Évelyne et famille (mari, Loic, bébé à venir :-) ), ses parents, sa jeune cousine Geneviève et moi-même. Un petit déjeuner molo comme Mylène le souhaitait. Le temps de prendre un paquet de photos (!), de ramasser encore quelques notes d'amour qu'elle lira au cours de son long voyage et hop, le temps était venu de l'escorter à sa barrière d'avion.
Une séparation empreinte d'émotions. Un mélange absolu de joies et de peines. Des rires, des larmes, des accolades, des chuchotements, des exclamations, des photos, des vidéos, des mains tendues, des visages qui se collent, des sourires et des regards si profonds d'espoir de retour prochain. Elle n'est pas partie et on la veut déjà revenue. Un dernier ''Bon j'y vais''. Elle tourne les talons et s'engage dans ce couloir réservé aux aventuriers qui ont un billet d'avion.
Eh Mylène, ne prend pas trop de photos en mer.... C'est tout le temps le même paysage: de l'eau partout, tout le tour, à perte de vue, pour des heures, des jours, des semaines, des mois.
Bye bye Mimi et bon camping!
On s'en doute bien, les derniers jours ont été bien chargés. Après avoir passé la soirée avec ses amies mercredi soir et se coucher tard (4h00AM), la journée d'hier lui a paru sûrement longue. Mais j'ai eu l'incroyable chance d'être invité à son réveillon de Noel, avec sa famille, chez sa soeur. Je me sentais bien choyé de pouvoir asister en direct, à autant d'amour dans une superbe famille. Je pense que c'était pour elle le plus beau cadeau: sentir tout cet amour autour d'elle. Il y avait là plusieurs générations de cousins, cousines, parents, tantes et oncles sans oublier son petit neveu Loic (4ans)... Et pour moi, qui ne la connait que depuis 22 jours, ce fut un cours accéléré de ''Qui est Mylène?'' en parlant à ses proches dont sa mère longuement. Mylène ne peut être autrement que le reflet d'une famille de gens d'aventure, qui se dépassent, qui ont une simplicité authentique comme on en voit rarement.
Et en bonus, comme si cela n'était pas assez: la majorité de ces gens présents viennent du monde la voile! Alors la mer, la navigation, les cartes marines, la météorologie marine, les vitesses sur l'eau, la notion d'imprévue... tout cela n'a rien d'étranger pour tout ce beau monde. Ils savent et mesurent bien dans quoi leur Mimi d'amour s'embarque (quel jeu de mots!).
Un échange de cadeaux où chacun devait apporter un item qui est inutile à la maison. Ce qui rendait le tout interessant, c'est qu'on pouvait voler les cadeaux. C'est drôle, la bouteile de vin passait allégrement d'une main à l'autre alors que d'autres cadeaux restaient dans les mains de leur nouveau propriétaire... Mais cette dernière activité de la soirée a eu raison de notre voyageuse. À la fin (minuit) elle ne pouvait plus se tenir la tête et est allée roupiller sur un lit, le temps que la fête se termine. On la comprend! Après les derniers jours passés sur la corde raide, ne dormant que 5 ou 6 heures par nuit...
Ce matin (Noel!), rendez-vous à l'aéroport, après une bonne nuit de sommeil chez ses parents. Dernière rencontre familiale - plus intime cependant. Sa soeur Évelyne et famille (mari, Loic, bébé à venir :-) ), ses parents, sa jeune cousine Geneviève et moi-même. Un petit déjeuner molo comme Mylène le souhaitait. Le temps de prendre un paquet de photos (!), de ramasser encore quelques notes d'amour qu'elle lira au cours de son long voyage et hop, le temps était venu de l'escorter à sa barrière d'avion.
Une séparation empreinte d'émotions. Un mélange absolu de joies et de peines. Des rires, des larmes, des accolades, des chuchotements, des exclamations, des photos, des vidéos, des mains tendues, des visages qui se collent, des sourires et des regards si profonds d'espoir de retour prochain. Elle n'est pas partie et on la veut déjà revenue. Un dernier ''Bon j'y vais''. Elle tourne les talons et s'engage dans ce couloir réservé aux aventuriers qui ont un billet d'avion.
Eh Mylène, ne prend pas trop de photos en mer.... C'est tout le temps le même paysage: de l'eau partout, tout le tour, à perte de vue, pour des heures, des jours, des semaines, des mois.
Bye bye Mimi et bon camping!
mercredi 23 décembre 2009
Comment elle fait?
En me relisant d'hier je réalise que j'en ai oublié (!).
Le compte à rebour est lancé. 48 heures avant son départ de Montréal.
En plus du reste, depuis le 2 décembre, elle a trouvé le temps de retourner voir son école (St-Marthyr) avec qui elle communiquera une fois par semaine depuis la mer, aller à Ste-Justine vendre des billets pour le tirage de la semaine passée, faire le tirage, visiter quelques enfants malades, aller remercier un donnateur qui lui paie son avion (Mtl-Londres)(!), courrir partout pour acheter ses derniers cossins de voyage, se pitcher pour aller chercher une caisse de Redbull (y vont en avoir besoin!!!) d'un autre donnateur et finalement tout fitter dans son bagage hier soir à minuit!
Et là on saute les heures et les heures pour tenter de répondre convenablement et toujours avec la même patience et le même sourire aux centaines de mail, accrocher un post sur son Facebook, glisser une ligne sur son Twitter.... et faire ses achats de Noel comme tout le monde pour le réveillon familial demain soir...
On voudrait lui acheter du temps! Arrêter les horloges, ne serait-ce que pour quelques heures.
Et à chaque rares et précieuses occasions où je l'ai vue depuis le 2 décembre, c'est toujours avec un sourire généreux, son sens de l'humour aussi aiguisé, les yeux clairs et des ''merci'' à la tonne aux gens autour d'elle. On sent toujours que personne n'est négligé ou jugé et que tout le monde a droit à sa pleine attention.
Alors, qu'on me dise comment elle fait???
Souhaitons lui un beau Noel en famille... tranquillo! Luc B.
Le compte à rebour est lancé. 48 heures avant son départ de Montréal.
En plus du reste, depuis le 2 décembre, elle a trouvé le temps de retourner voir son école (St-Marthyr) avec qui elle communiquera une fois par semaine depuis la mer, aller à Ste-Justine vendre des billets pour le tirage de la semaine passée, faire le tirage, visiter quelques enfants malades, aller remercier un donnateur qui lui paie son avion (Mtl-Londres)(!), courrir partout pour acheter ses derniers cossins de voyage, se pitcher pour aller chercher une caisse de Redbull (y vont en avoir besoin!!!) d'un autre donnateur et finalement tout fitter dans son bagage hier soir à minuit!
Et là on saute les heures et les heures pour tenter de répondre convenablement et toujours avec la même patience et le même sourire aux centaines de mail, accrocher un post sur son Facebook, glisser une ligne sur son Twitter.... et faire ses achats de Noel comme tout le monde pour le réveillon familial demain soir...
On voudrait lui acheter du temps! Arrêter les horloges, ne serait-ce que pour quelques heures.
Et à chaque rares et précieuses occasions où je l'ai vue depuis le 2 décembre, c'est toujours avec un sourire généreux, son sens de l'humour aussi aiguisé, les yeux clairs et des ''merci'' à la tonne aux gens autour d'elle. On sent toujours que personne n'est négligé ou jugé et que tout le monde a droit à sa pleine attention.
Alors, qu'on me dise comment elle fait???
Souhaitons lui un beau Noel en famille... tranquillo! Luc B.
mardi 22 décembre 2009
Depuis le 6 décembre....
Je suis Luc Bernuy, un bon ami (je pense?) de Mylène et elle m’a prêté sa plume pour que je fasse une mise à jour des deux dernières semaines parce que ses fans commencent à s’ennuyer et je lui ai reproché de ne plus s’occuper de son blog! Et à partir de samedi, c’est sa bonne amie Mélissa Pichette qui prendra la relève pour venir ici nous tenir au courant du voyage.
Mylène vit comme sur un nuage à 72 heures de s’envoler vers le Maroc (Agadir) via Londres. Elle ne sait pas si elle doit être énervée, animée, reposée, calme, s’inquiéter ou pas.. Bref, elle n’a pas le temps d’absorber trop d’émotions tant elle a de choses à faire d’ici vendredi.
En gros depuis le 6 décembre. J’ai rencontré cette jolie brunette aux yeux clairs le mercredi 2 décembre, lors d’une soirée-conférence pour gens de bateaux. Elle y vendait ses bouteilles pour ramasser un peu de sous et expliquait son projet avec toute la générosité et la passion qu’on lui connaît. Nous nous étions déjà parlé au printemps dernier au téléphone, mais je ne l’avais jamais rencontrée. Ce fut le début d'une belle complicité et je la supporte, comme tant d'autres, à ma manière.
Le vendredi suivant (4) elle donnait une entrevue radio à Dominique Poirier (SRC) où elle y racontait candidement avoir hâte de voir une ‘’petite’’ tempête en mer!!! Non mais… Moi qui navigue depuis plus de 20 ans, je peux vous dire que mini, petite, moyenne ou grosse, on veut pas voir de tempête!
Le mercredi suivant, le 9, son ami Louis débarquait de France, en pleine tempête de neige (vous vous souvenez notre première?!). Louis a fait une traversée semblable (à 49 ans) et venait lui prodiguer conseils, support et commandite (c’est lui qui fournit son téléphone Iridium). Louis a eu la gentillesse de rencontrer les parents de Mylène, histoire de les rassurer un peu. C’est un homme d’une qualité exceptionnelle au cœur d’enfant… Même à 51 ans!
Le vendredi 11, Mylène a amené Louis pour son entrevue avec Paul Houde (Radio Énergie) et c’est donc à deux qu’ils ont entretenu les auditeurs sur le chemin du retour.
Le dimanche 13, Mylène écrivait sur son Facebook, ''...un déjeuner avec 3 grands amis aventuriers ce matin! (c'est moi la moins aventurière de la gang...)'': Louis (traversée solo de l’Atlantique), Pauline (traversée de l’Alaska à pied et cheval) et moi (parti 26 mois sur mon voilier). C’est vrai quoi, elle ne l’a pas fait encore sa traversée.. MAIS nous nous sommes mis d’accord pour lui donner un peu de crédit. Déjà, avoir mené sa préparation jusque là EST un exploit en soi.
Puis, les choses se sont précipitées sentant le grand jour du départ approcher.. D’abord un revirement de situation vis-à-vis son vol ‘’stand by’’ pour Londres, changer en vrai billet d’avion. Un stress de moins pour Mimi. Puis organiser son party d’au revoir pour hier soir (21).. Plus d’une quarantaine de personnes sont venues ! J’ai bien aimé jaser avec ses parents, sa sœur et ses amis. On en apprend plus dans ce temps-là…Et finalement aujourd’hui, un dernier petit cours de navigation (ma spécialité !) pour éviter qu’elle se retrouve au Groenland (c’est elle qui dirige le bateau).
Jeudi soir (24) fête de Noel en famille – ben oui, on va pas sabboter Noel parce qu’elle part ramer 5000 km le lendemain !
Vendredi, elle décolle pour Londres et prend sa correspondance le 26 pour le Maroc. Le bateau arrive par container le lendemain et les équipiers.. par avion j’imagine ( !). À suivre donc…
Mylène vit comme sur un nuage à 72 heures de s’envoler vers le Maroc (Agadir) via Londres. Elle ne sait pas si elle doit être énervée, animée, reposée, calme, s’inquiéter ou pas.. Bref, elle n’a pas le temps d’absorber trop d’émotions tant elle a de choses à faire d’ici vendredi.
En gros depuis le 6 décembre. J’ai rencontré cette jolie brunette aux yeux clairs le mercredi 2 décembre, lors d’une soirée-conférence pour gens de bateaux. Elle y vendait ses bouteilles pour ramasser un peu de sous et expliquait son projet avec toute la générosité et la passion qu’on lui connaît. Nous nous étions déjà parlé au printemps dernier au téléphone, mais je ne l’avais jamais rencontrée. Ce fut le début d'une belle complicité et je la supporte, comme tant d'autres, à ma manière.
Le vendredi suivant (4) elle donnait une entrevue radio à Dominique Poirier (SRC) où elle y racontait candidement avoir hâte de voir une ‘’petite’’ tempête en mer!!! Non mais… Moi qui navigue depuis plus de 20 ans, je peux vous dire que mini, petite, moyenne ou grosse, on veut pas voir de tempête!
Le mercredi suivant, le 9, son ami Louis débarquait de France, en pleine tempête de neige (vous vous souvenez notre première?!). Louis a fait une traversée semblable (à 49 ans) et venait lui prodiguer conseils, support et commandite (c’est lui qui fournit son téléphone Iridium). Louis a eu la gentillesse de rencontrer les parents de Mylène, histoire de les rassurer un peu. C’est un homme d’une qualité exceptionnelle au cœur d’enfant… Même à 51 ans!
Le vendredi 11, Mylène a amené Louis pour son entrevue avec Paul Houde (Radio Énergie) et c’est donc à deux qu’ils ont entretenu les auditeurs sur le chemin du retour.
Le dimanche 13, Mylène écrivait sur son Facebook, ''...un déjeuner avec 3 grands amis aventuriers ce matin! (c'est moi la moins aventurière de la gang...)'': Louis (traversée solo de l’Atlantique), Pauline (traversée de l’Alaska à pied et cheval) et moi (parti 26 mois sur mon voilier). C’est vrai quoi, elle ne l’a pas fait encore sa traversée.. MAIS nous nous sommes mis d’accord pour lui donner un peu de crédit. Déjà, avoir mené sa préparation jusque là EST un exploit en soi.
Puis, les choses se sont précipitées sentant le grand jour du départ approcher.. D’abord un revirement de situation vis-à-vis son vol ‘’stand by’’ pour Londres, changer en vrai billet d’avion. Un stress de moins pour Mimi. Puis organiser son party d’au revoir pour hier soir (21).. Plus d’une quarantaine de personnes sont venues ! J’ai bien aimé jaser avec ses parents, sa sœur et ses amis. On en apprend plus dans ce temps-là…Et finalement aujourd’hui, un dernier petit cours de navigation (ma spécialité !) pour éviter qu’elle se retrouve au Groenland (c’est elle qui dirige le bateau).
Jeudi soir (24) fête de Noel en famille – ben oui, on va pas sabboter Noel parce qu’elle part ramer 5000 km le lendemain !
Vendredi, elle décolle pour Londres et prend sa correspondance le 26 pour le Maroc. Le bateau arrive par container le lendemain et les équipiers.. par avion j’imagine ( !). À suivre donc…
dimanche 6 décembre 2009
la course est déjà commencé!!!
J'ai quelque peu abandonné la rédaction de mon blog depuis mon arrivée à Montréal, pardonnez-moi, maintenant que le temps presse de façon considérable ca devient de plus en plus difficile.
J'ai engagé une course cette semaine, une vraie! J'ai plus d'un défi à relever maintenant, il ne s'agit plus de tout simplement ramer durant des heures et garder le moral; je dois maintenant terminer mes 5000km sur l'océan avant que les petits élèves de l'école Saint-Martyr de Montréal ne puissent cumuler ce même total à la course à l’aide de leurs quelques 500 espadrilles!!! Dès janvier, ils devront unir leurs efforts pour repousser leurs limites au quotidien.
J'ai eu tellement de plaisir à rencontrer tous les étudiants de l'école tous rassemblés dans le gymnase de l'école les yeux grands ouverts à écouter mes explications. Ils ont étés nombreux à me poser des relatives aux les requins, aux pirates ou à la grosseur des vagues. Ils sont inquiets de savoir si une vague peut m'engloutir ou si je peux dériver des jours durant. Leurs questions sont intelligentes, sensibles et tendres à la fois.
J’ai trouvé l’expérience très enrichissante et j’espère rencontrer des écoles en grande quantité dès mon retour. Je crois sincèrement que ces petits êtres ont besoin de modèles et qu’ils doivent savoir ce que représente le dépassement de soi dans sa plus pure expression. Si je peux les inspirer à se dégourdir, s’appliquer à la tâche ou à se formuler des rêves dans le creux de leurs esprits; j’aurai réussi!
J’ai mon ami Louis qui vient de France mercredi prochain pour vivre la frénésie de la préparation avec moi, comme il a vécu la même chose l’an dernier, il est une référence de choix dans ma préparation. Il est le généreux contributeur d’un téléphone satellite qui me permettra de rester en contact avec mes amis terriens. Merci Louis!
J’ai beaucoup à faire d’ici le départ et l’entrainement doit reprendre sa place. Je me sens très seule, contrairement à ce que la majorité croient, que je suis bien entourée, je me sens isolée de plus en plus, je crois vraiment que la visite de mon ami sera un baume sur mon manque de direction dans la tourmente! Je suis constamment tiraillée entre les choix difficiles à faire à chaque jour… enfin un peu de conseils.
Je tenterai d’être fidèle à tous les jours de ma course sur ce blog.
J'ai engagé une course cette semaine, une vraie! J'ai plus d'un défi à relever maintenant, il ne s'agit plus de tout simplement ramer durant des heures et garder le moral; je dois maintenant terminer mes 5000km sur l'océan avant que les petits élèves de l'école Saint-Martyr de Montréal ne puissent cumuler ce même total à la course à l’aide de leurs quelques 500 espadrilles!!! Dès janvier, ils devront unir leurs efforts pour repousser leurs limites au quotidien.
J'ai eu tellement de plaisir à rencontrer tous les étudiants de l'école tous rassemblés dans le gymnase de l'école les yeux grands ouverts à écouter mes explications. Ils ont étés nombreux à me poser des relatives aux les requins, aux pirates ou à la grosseur des vagues. Ils sont inquiets de savoir si une vague peut m'engloutir ou si je peux dériver des jours durant. Leurs questions sont intelligentes, sensibles et tendres à la fois.
J’ai trouvé l’expérience très enrichissante et j’espère rencontrer des écoles en grande quantité dès mon retour. Je crois sincèrement que ces petits êtres ont besoin de modèles et qu’ils doivent savoir ce que représente le dépassement de soi dans sa plus pure expression. Si je peux les inspirer à se dégourdir, s’appliquer à la tâche ou à se formuler des rêves dans le creux de leurs esprits; j’aurai réussi!
J’ai mon ami Louis qui vient de France mercredi prochain pour vivre la frénésie de la préparation avec moi, comme il a vécu la même chose l’an dernier, il est une référence de choix dans ma préparation. Il est le généreux contributeur d’un téléphone satellite qui me permettra de rester en contact avec mes amis terriens. Merci Louis!
J’ai beaucoup à faire d’ici le départ et l’entrainement doit reprendre sa place. Je me sens très seule, contrairement à ce que la majorité croient, que je suis bien entourée, je me sens isolée de plus en plus, je crois vraiment que la visite de mon ami sera un baume sur mon manque de direction dans la tourmente! Je suis constamment tiraillée entre les choix difficiles à faire à chaque jour… enfin un peu de conseils.
Je tenterai d’être fidèle à tous les jours de ma course sur ce blog.
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